La croisière s’est amusée

Jeannine je t’explique, ce sont mes souvenirs de voyage. Ils sont cocasses.

Car nous avons vécu des aventures toutes plus rocambolesques les unes que les autres (t’as vu comment je prends bien la vie?) qui ont forgé la femme intrépide et soyeuse que je suis devenue (ok je m’emballe).

A l’époque il n’y avait pas d’enfant, nous voyagions en amoureux et je voulais lui montrere que j’étais autre chose qu’une bourgeoise aux cheveux longs (j’ai réussi je peux te dire).

Avant ce récit il y a eu ça, ça et ça.


Je suis complètement déprimée, jai envie de me jeter sous les roues dun jeepney.

On est partis de El Nido ce matin, on a pris le car pour Puerto Princesa (avec un taré qui conduisait n’importe comment dailleurs), et on a notre avion pour Manille en fin de journée.

On dort là-bas ce soir et demain matin on rentre à Paris.

Jai mega les boules.

La croisière était dingue.

Sonia et Daniel, nos amis hollandais (oui, 3 jours de croisière et ils sont nos amis. Amis hollandais, c’est chic non?), bref Sonia et Daniel sont adorables et on s’est super bien entendus. Heureusement tu me diras parce que 3 jours à 4 + notre guide et skipper, Philip, sur une barque, t’as plutôt intérêt à bien t’entendre.

Parce qu’ils sont choux ici, ils disent un bateau – un « bangka » plus précisément – mais nous en France (et je dirais dans le reste du monde aussi d’ailleurs), on appelle ça une barque. Une barquette même.

Il y a eu 2 ou 3 choses comme ça, pour lesquelles on avait signé et qui, pour le dire poliment, nous sont apparues comme assez différentes de ce qu’on avait imaginé.

Mais tu sais quoi? Au lieu de gueuler comme une morue comme je le ferais à Paris (bah si, je me connais), ici, détente totale, j’ai tout pris avec un recul dingue.

Une barquette au lieu du bateau? Aucun problème.
Un hôtel pourrave au lieu de la nuit à la belle étoile “totale aventure” prévue initialement? Aucun problème.

Et mazette, j’ai bien fait parce que, en-dehors du fait que j’ai épargné mes amis croisiéristes, finalement tout s’est arrangé.

 

Après quelques négos assez serrées, on a obtenu de dormir dans un bel hôtel : quitte à abandonner la belle étoile, autant dormir dans une structure digne de ce nom.

Alors là parenthèse: bel hôtel, ce sont leurs mots. Moi je dirais “lieu improbable, construit dans les années 60, jamais rénové, et souffrant de quelques dysfonctionnements” (notamment une absence de papier aux toilettes qui est bien mal tombée, je ne rentrerai pas dans les détails).

 

Mais enfin la soirée qu’on a passée là-bas, je ne suis pas près de l’oublier, je peux vous dire.

On s’est retrouvés, nous 5, les 2 employés de l’hôtel et le patron (ou la patronne, enfin le lady boy quoi), assis autour d’une grande table posée dans le sable, d’abord à dîner tous ensemble (il n’y avait que nous comme clients. J’imagine que les autres choisissent un hôtel avec du papier toilettes dedans) puis à chanter des guimauves toute la soirée (sont très guimauves les philippins, ça me fait hurler de rire).

Quand on a tous entonné “Heal the world” de Michaël Jackson, je me suis dit que je vivais un moment de malade, que j’allais pas oublier de sitôt.

Le lendemain on est repartis dans notre barquette, et Philip nous a emmenés, comme la veille, d’île en île, de plage paradisiaque en plage paradisiaque. On a découvert des grottes immergées, des falaises abruptes plantées dans l’eau, des sites abandonnés, des îles liées par un banc de sable immaculé.

On a écarquillé les yeux toute la journée, on s’est laissé émerveiller par toutes ces beautés, la gentillesse de Philip qui nous racontait toujours plus d’anecdotes pour nourrir notre curiosité, le délice des poissons qu’il pêchait pour nous chaque jour et faisait cuire lorsqu’on accostait sur une île, en construisant un barbecue rudimentaire.

Chaque fois, il déployait une table et 4 chaises pour que l’on puisse manger confortablement, il préparait des légumes et du riz pour l’accompagnement, des fruits pour le dessert.

On était au paradis.

On y a passé 3 jours.

Voilà pourquoi c’est dur d’imaginer qu’on prend l’avion demain pour revenir à Paris…

Allez, le coup de blues va passer.

J’espère que tout va bien de votre côté les amis.

Je vous embrasse très fort

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