La Fiat Panda de la grand-mère

épave en sale état

Bref on a dû louer une voiture. A 10 bornes de la 1ère esquisse de civilisation, pas le choix, il a fallu se véhiculer comme disent les gendarmes.

Décision est donc prise de revenir sur nos principes, et de casser le PEL (15 jours de location en août, je t’explique, on aurait pu s’acheter une maison de campagne). Je demande à notre propriétaire, Antonio, comment louer une voiture dans la garrigue (pas vu des masses de loueurs dans le coin).

« Faut aller à l’aéroport », me dit-il.

Quoi mais à pied?! Ça va pas être facile, y a 15 bornes.

Qu’à cela ne tienne Etienne, me dit-il dans sa langue, je peux appeler un mec que je connais, il est à la ville, et crois-moi si tu veux, il loue aussi des voitures! Sacrée veinarde, me suis-je dit, en observant du coin de l’œil si Antonio n’était pas en train de s’offrir sa maison de campagne sur notre PEL.

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C’est pas grave, j’ai ma balancelle

se reposer dans une balancelle

Cette année, j’avais 1 critère: qu’on puisse tout faire à pied.

Et facilement, rapport à l’année dernière. Parce que l’année dernière on a tout fait à pied, mais avec quelles souffrances n’est-ce pas? Enfin j’ai retrouvé ma ligne tu me diras. Oui mais j’ai tellement douillé que je me demande si j’aurais pas préféré rester grosse …

Bref, cette année, vacances d’été: tout à pied.

J’ai dit à Jim: « Chéri, laisse-moi faire, je gère. »

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Fin de vacances

Tout va toujours bien.
Enfin on vient de réserver le taxi pour l’aéroport et d’acheter les sandwichs pour l’avion donc j’imagine que je peux prendre ca comme un signe de départ imminent.

C’est dommage, je commençais à me sentir chez moi.

Du coup j’ai dit au revoir à notre vendeuse de fruits et légumes qu’on a côtoyée matin et soir pendant 15 jours. Tellement ses produits sont bons (et peu chers: ca va faire bizarre de revenir à du dégueulasse hors de prix), tellement ces gens sont gentils, et tellement c’est un kif d’avoir ses habitudes dans un village.

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La bouée

(Bon c’était il y a 1 an. Tu n’es pas sans savoir que depuis, j’ai retrouvé un corps de rêve. Comme quoi, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir).

Le plan plage avec un bébé, c’est trop de la balle. Le voir découvrir la mer, et se familiariser au fil des jours, c’est magique.
Au départ pour le baigner, on l’enduisait de crème solaire indice 50, puis on lui enfilait un tee-shirt manches langues anti-UV, et une casquette avec des bords qui retombent. C’est tout juste si on prenait pas le parasol avec nous dans l’eau. Bon maintenant tout ça a évidemment disparu: c’est à poil et puis basta.
Il est fils de rousse certes, mais aussi fils de noir. On mise davantage sur ce 2eme versant donc.

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La prochaine fois on s’organise

On s’est vite adaptés.

Autant en Asie, il y a un côté découverte, explorations, inconfort même parfois (si si, même au beau milieu d’un paysage à couper le souffle, quand tu te douches à l’eau froide sur un sol moitié galets/moitié insectes, il y a un côté inconfort), autant en Sardaigne il y a un côté »je suis à la maison ».

D’autant qu’on a loué une maison.
Enfin une maison, je m’entends.
J’ai un peu oublié mon italien (mes humiliations quotidiennes face aux locaux dont je tente de me faire comprendre me le rappellent amèrement) mais quand même : « casa vicino al mare » ?
Bon donc moi j’avais intégré « maison sur la plage ».

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Lasciate mi cantare

Ca va Jeannine? Je t’explique: je suis en Sardaigne. J’ai bien l’intention de te raconter, t’inquiète, mais en attendant je m’en vais te conter nos aventures de l’année dernière où c’est que j’avais pas de blog mais je te parlais déjà 😊 A bien vite ma Jeannine

 

Bien arrivés!!!
Voyage presque parfait. Évidemment tout ne s’est pas passé comme prévu, et c’est à ces quelques dysfonctionnements que j’ai compris qu’on était en vacances.
Moi tant que je ne me pète pas le genou, rien n’est grave.

A peine ai-je failli vomir sur mon fils.
Bon, peut-être que ça aurait occasionné un petit rictus de contrariété de sa part. Ou de celle de Jim, qui était collé à moi à l’arrière de la voiture. Ou de la part du chauffeur de la voiture, le propriétaire de la maison qu’on a louée et qui était venu nous chercher. Continuer la lecture de Lasciate mi cantare