Lettre à celui que tu seras

Peluche se frottant les yeux

Voilà mon bébé, le fameux jour est arrivé: on est en 2033, et tu as 18 ans.

Oui je t’appelle encore « mon bébé », chanceux que tu es.

Qui sommes-nous en 2033?

De mon côté, j’imagine que je suis encore renversante de beauté. Tout du moins, c’est ce que ton père, encore très séduisant lui aussi (et qui ne m’a pas quittée pour une petite jeune), me susurre à l’oreille très régulièrement.  Nous formons un couple épanoui et mûr, nous avons appris de nos erreurs et les dissensions de notre jeunesse nous font sourire à présent.

La vie est merveilleuse.

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Je suis Arielle Dombasle

La belle actrice Arielle Dombasle

Débarrassée de quelques kilos et autres contingences liées à un tout petit enfant (8 kg de matos pour se déplacer, où que tu ailles, avec un enfant en bas âge), rapport au fait que l’enfant a grandi, pas qu’on s’en est débarrassé évidemment, j’avais la ferme intention de revenir à mes fondamentaux: mon look.

C’est quand même un des sujets qui m’intéresse le plus dans la vie (oui Jeannine, je suis quelqu’un d’on ne peut plus superficielle. Paris Hilton à côté, c’est BHL). Le fait de pouvoir me replonger dans les délices d’une garde-robe estivale, dans laquelle j’allais pouvoir piocher à loisir, sans me soucier de contraintes physiques (eu égard à quelques souffrances passées) me réjouissait à l’avance lorsque je préparai ma valise.

Enfin un été où j’allais pouvoir déambuler, la jambe légère et la bouche entrouverte (en hommage à Arielle Dombasle), à travers les rues ensoleillées et sur les plages dorées de Sardaigne.

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La dignité dans la loose

Eglise dans la vieille ville

On a roulé dans la carcasse, barboté dans la flotte et salué tous les italiens présents sur la plage parce que l’enfant avait appris à dire « ciao » et qu’il adore faire son politicien en campagne, puis il a été l’heure de rentrer.

Sur le chemin du retour, tout le monde était un peu ramolli, l’enfant avait faim de son goûter (j’avais dit: « On va pas le faire goûter dans la voiture, ça va tout pourrir les sièges. On attend d’être rentrés à la maison »). Il en avait marre, il chouinait façon porte qui grince. Moi j’avais le visage trop salé et les cheveux emmêlés. Jim avait du sable jusqu’au plus profond de son être.

Alors on a essayé d’être rapides et efficaces, on s’est engagés dans les petites rues de la grande ville, en tournant au gré des flèches qui te demandent de tourner. Et puis d’un coup, va comprendre, on s’est retrouvés dans la vieille ville.

Celle qui est piétonne.

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