[Récit de vacances] Le Puy de dôme : mais pourquoi ?!

Pour des raisons logistiques, cette année, nous avons décidé de rester en France. D’habitude, tu n’es pas sans le savoir, nous effectuons des voyages d’un pittoresque étourdissant. Mais cette année, foin de voyages, on squatte l’Hexagone. Pas à contre-cœur, je n’irais pas jusque là, mais disons quand même à l’insu de notre plein gré. Donc une semaine dans le Bassin–mirifique– d’Arcachon et une seconde dans le Puy de dôme.Mon amie, le Puy de dôme est un département qui nous a réservé bien des surprises.

A commencer par la location de la maison, mignonnette comme tout, et diablement accueillante grâce à l’hospitalité hors du commun de nos hôtes. Madame avait installé une bouteille de champagne dans le frigo, des mini shampoings et gels douche aux parfums enivrants, des peignoirs et chaussons comme à la thalasso et même sorti des anciens jouets de son fils pour le nôtre. Un enchantement. J’ai failli lui sauter au cou pour la remercier de tant d’égards.

La région ensuite. Des chaînes de volcans à perte de vue que le monde entier nous envie, des champs de tournesol, des lacs et même des rivières qui serpentent à travers les petits routes qui relient un village charmant à un autre village charmant. Car oui, village charmant il y a, à profusion. Petites ruelles, bicoques en vieilles pierres aux volets colorés, massifs fleuris, églises plusieurs fois centenaires, l’émerveillement se cache à chaque coin de rue. Point d’embouteillages, de bruit, de nuisances quelconques, c’est bucolique grave. Question nourriture, nous sommes là aussi dans un ravissement des sens lorsque le fromage le dispute à la charcuterie. Bleu d’Auvergne, St nectaire, Cantal, jambon cru, saucisson… les occasions de prendre une tonne de se régaler ne manquent pas. Tout est vraiment merveilleux donc.

Sauf qu’on se fait chier comme des rats.

D’abord c’est une région pour sportifs.

Je suis une sportive moi ?! Ben non, pas une seconde. Quand je vais à la danse chaque semaine et que je rentre chez moi le tee-shirt tout mouillé, déjà, je suis à mon max. Mais ici, je te dépeins: le premier jour, je sors de ma maisonnette enchantée avec l’Homme et l’Enfant, on va pour s’intéresser à une curiosité locale–les volcans donc- et qu’est ce que j’aperçois ?? Des gens en shorts en polyester. Hommes, femmes, enfants : une armée de shorts en polyester sous mes yeux apeurés. Des dizaines de clones, shorts donc, mais aussi sandales épaisses, sac à dos avec gourde sur le côté, et chapeau mou sur la tête. Mais qu’est ce que cet accoutrement ? D’où sortent ces familles entières d’éleveurs de moutons ? Tu penses, affûtée comme je suis, je les ai observés. Du reste ils me dévisageaient aussi, avec ma robe longue délicatement ceinturée et mon sac de plage à pompons. Nous nous reluquions de concert, sans mot dire, mais force était de constater que j’étais en minorité, et en terre inconnue. Point de plage ici, point de transats, de rosé frais, de sable qui crisse sous les doigts de pieds, de planche à voile, de cigales, de chaleur étouffante.. Que des volcans et des gens qui marchent.

À l’office du tourisme, j’ai eu confirmation qu’on s’était gouré de région quand la dame m’a tendu la carte des activités avec que des randonnées dedans. Des difficiles, des faciles, des moyennes, des à l’ombre, au soleil, avec un lac au bout… J’ai eu un grand, un immense moment de solitude parce que je voyais bien que la dame était très fière de me déployer les atouts de sa région, mais moi, à ce moment, j’aurais été plus heureuse coincée sur le periph. J’ai saisi la carte poliment, j’ai séché mes larmes, et nous avons repris la voiture direction une « ferme pédagogique ». Ça veut dire qu’on s’est retrouvés dans un élevage de vaches, avec l’odeur. J’en aurais mangé mon sac à pompons. Sur place on a retrouvé plein de familles de randonneurs super contents–moi j’avais toujours ma robe longue qui est tellement belle en plus, que c’était vraiment un gâchis que seuls des randonneurs et des vaches la voient. On est restés le temps qu’il soit suffisamment tard pour rentrer à la maisonnette. Une fois rentrée, j’ai sniffé le mini gel douche en me disant qu’en une semaine à ce rythme, il y avait fort  à craindre que je finisse chauve.

La semaine est passée ma Jeannine: je  te coupe le suspense, j’ai toujours mes cheveux. J’ai courageusement embrassé cette région et fait des trucs improbables: étalé ma serviette de plage au bord d’un lac, visité un musée, monté au sommet d’un volcan et admiré le paysage en faisant des waouh vachement crédibles… J’ai mangé plus de fromage que je n’en avais ingurgité dans toute ma vie, et j’ai même pris des photos.

Petit village du puy de dôme

Rivière qui serpente

Champ de tournesolsLac au bas d'un volcan

Bon c’est joli bien sûr. Mais soyons réalistes : mon karma c’est de barboter en bikini dans une eau à 28°, pas de suer en montagne dans un short en polyester.

Bref, l’Auvergne, une bien belle région que je conseille chaleureusement à tous nos amis qui aiment les matières synthétiques.

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4 réflexions sur “[Récit de vacances] Le Puy de dôme : mais pourquoi ?!

  1. j’aime beaucoup ton humour, du coup je lis des postes a voix hautes à mon mari.
    Amoureuses des matières synthétique (surtout allergique a la foule) je sais ou aller pour mes prochaines vacances 🙂 et si je vois une dame en robe je saurais pourquoi elle me dévisage.

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