Ma belle-famille

papi mémé tonton tata

Quand ma belle-mère nous a ouvert la porte dimanche dernier, elle a accueilli son fils et son petit-fils à bras ouverts. Moi j’ai cru que j’allais me faire recaler à l’entrée. Elle m’a regardée de haut en bas façon videur de boîte. Je suis restée debout comme une dinde, ça a duré mille ans et puis elle s’est effacée pour me laisser passer.

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Ikea t’es pas sympa

Hulk un peu énervé

On avait acheté un appart. L’appart il allait se construire et après ce serait à nous de mettre une cuisine dedans. Beau challenge comme qui dirait. Un peu génial comme perspective (= on peut tout faire) mais un peu vertigineux aussi (= y a trop à faire).

Je me souviens qu’au début de la construction de l’immeuble, au moment où nous avons choisi les sols de l’appart, le monsieur qui était là pour nous conseiller se trouvait être un spécialiste de l’architecture intérieure. Ce jour-là il nous a dit: « Ah mais ne traînez pas! Certes il vous reste un an et demi mais le temps passe à une vitesse…au moment où vous vous apercevrez qu’il ne vous reste plus que quelques mois, ce sera déjà trop tard. Ca prend un temps fou de faire une cuisine! ». Ni une ni deux j’ai mis un coup de pression à l’Homme (un de plus, oui) et nous avons, séance tenante, programmé tous nos week-ends chez la quasi totalité des cuisinistes de ce pays. Hormis tous ceux dont le budget nous faisait dépasser le PIB du Gabon. Il restait Ikea donc.

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Noces de laine: fierté

Je t’explique Jeannine: on a fêté nos 7 ans d’amour. Incommensurable. Je suis comme Artaban (fière, oui).

Véritablement, je suis plus fière que quand j’ai obtenu mon permis (je l’avais raté 3 fois, j’étais à deux doigts de finir ma vie à 4 pattes, autant te dire que j’ai roulé des fesses quand on m’a donné le papier rose).

7 ans!!! Mazette, j’ai l’impression d’avoir mené mon couple à la victoire.

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Quand l’inspiration te prend

Great news Jeannine: avec l’Homme on a acheté un appart. On passe propriétaires comme ils disent. On change de niveau. On est promus par la vie.

On l’a acheté il y a mille ans, sur plan. A l’époque je m’étais dit: Appart neuf = terrain vierge. Page blanche pour ma créativité sans bornes. Enfin, après tant d’années de location qui avaient bridé mon imaginaire, j’allais pouvoir m’exprimer, que dis-je, m’épanouir dans toute la grandeur de mon inspiration.

J’avais en tête un salon blanc immaculé avec un mur vif peint dans la couleur Pantone de l’année, avec un nom hyper recherché style « Tropique ensoleillé » (vert quoi). Les gens se seraient extasiés en pénétrant dans le living-room (quand un mur de ton salon est peint en tropique ensoleillé, on ne parle plus de salon mais de living-room) et auraient pensé « Est-elle douée quand même! » (quand un mur de ton salon est peint en tropique ensoleillé, les gens te respectent et te parlent comme si tu étais La Pompadour).

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Lettre à celui que tu seras

Peluche se frottant les yeux

Voilà mon bébé, le fameux jour est arrivé: on est en 2033, et tu as 18 ans.

Oui je t’appelle encore « mon bébé », chanceux que tu es.

Qui sommes-nous en 2033?

De mon côté, j’imagine que je suis encore renversante de beauté. Tout du moins, c’est ce que ton père, encore très séduisant lui aussi (et qui ne m’a pas quittée pour une petite jeune), me susurre à l’oreille très régulièrement.  Nous formons un couple épanoui et mûr, nous avons appris de nos erreurs et les dissensions de notre jeunesse nous font sourire à présent.

La vie est merveilleuse.

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Je suis Arielle Dombasle

La belle actrice Arielle Dombasle

Débarrassée de quelques kilos et autres contingences liées à un tout petit enfant (8 kg de matos pour se déplacer, où que tu ailles, avec un enfant en bas âge), rapport au fait que l’enfant a grandi, pas qu’on s’en est débarrassé évidemment, j’avais la ferme intention de revenir à mes fondamentaux: mon look.

C’est quand même un des sujets qui m’intéresse le plus dans la vie (oui Jeannine, je suis quelqu’un d’on ne peut plus superficielle. Paris Hilton à côté, c’est BHL). Le fait de pouvoir me replonger dans les délices d’une garde-robe estivale, dans laquelle j’allais pouvoir piocher à loisir, sans me soucier de contraintes physiques (eu égard à quelques souffrances passées) me réjouissait à l’avance lorsque je préparai ma valise.

Enfin un été où j’allais pouvoir déambuler, la jambe légère et la bouche entrouverte (en hommage à Arielle Dombasle), à travers les rues ensoleillées et sur les plages dorées de Sardaigne.

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La dignité dans la loose

Eglise dans la vieille ville

On a roulé dans la carcasse, barboté dans la flotte et salué tous les italiens présents sur la plage parce que l’enfant avait appris à dire « ciao » et qu’il adore faire son politicien en campagne, puis il a été l’heure de rentrer.

Sur le chemin du retour, tout le monde était un peu ramolli, l’enfant avait faim de son goûter (j’avais dit: « On va pas le faire goûter dans la voiture, ça va tout pourrir les sièges. On attend d’être rentrés à la maison »). Il en avait marre, il chouinait façon porte qui grince. Moi j’avais le visage trop salé et les cheveux emmêlés. Jim avait du sable jusqu’au plus profond de son être.

Alors on a essayé d’être rapides et efficaces, on s’est engagés dans les petites rues de la grande ville, en tournant au gré des flèches qui te demandent de tourner. Et puis d’un coup, va comprendre, on s’est retrouvés dans la vieille ville.

Celle qui est piétonne.

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La Fiat Panda de la grand-mère

épave en sale état

Bref on a dû louer une voiture. A 10 bornes de la 1ère esquisse de civilisation, pas le choix, il a fallu se véhiculer comme disent les gendarmes.

Décision est donc prise de revenir sur nos principes, et de casser le PEL (15 jours de location en août, je t’explique, on aurait pu s’acheter une maison de campagne). Je demande à notre propriétaire, Antonio, comment louer une voiture dans la garrigue (pas vu des masses de loueurs dans le coin).

« Faut aller à l’aéroport », me dit-il.

Quoi mais à pied?! Ça va pas être facile, y a 15 bornes.

Qu’à cela ne tienne Etienne, me dit-il dans sa langue, je peux appeler un mec que je connais, il est à la ville, et crois-moi si tu veux, il loue aussi des voitures! Sacrée veinarde, me suis-je dit, en observant du coin de l’œil si Antonio n’était pas en train de s’offrir sa maison de campagne sur notre PEL.

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C’est pas grave, j’ai ma balancelle

se reposer dans une balancelle

Cette année, j’avais 1 critère: qu’on puisse tout faire à pied.

Et facilement, rapport à l’année dernière. Parce que l’année dernière on a tout fait à pied, mais avec quelles souffrances n’est-ce pas? Enfin j’ai retrouvé ma ligne tu me diras. Oui mais j’ai tellement douillé que je me demande si j’aurais pas préféré rester grosse …

Bref, cette année, vacances d’été: tout à pied.

J’ai dit à Jim: « Chéri, laisse-moi faire, je gère. »

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Fin de vacances

Tout va toujours bien.
Enfin on vient de réserver le taxi pour l’aéroport et d’acheter les sandwichs pour l’avion donc j’imagine que je peux prendre ca comme un signe de départ imminent.

C’est dommage, je commençais à me sentir chez moi.

Du coup j’ai dit au revoir à notre vendeuse de fruits et légumes qu’on a côtoyée matin et soir pendant 15 jours. Tellement ses produits sont bons (et peu chers: ca va faire bizarre de revenir à du dégueulasse hors de prix), tellement ces gens sont gentils, et tellement c’est un kif d’avoir ses habitudes dans un village.

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