Je suis Arielle Dombasle

La belle actrice Arielle Dombasle

Débarrassée de quelques kilos et autres contingences liées à un tout petit enfant (8 kg de matos pour se déplacer, où que tu ailles, avec un enfant en bas âge), rapport au fait que l’enfant a grandi, pas qu’on s’en est débarrassé évidemment, j’avais la ferme intention de revenir à mes fondamentaux: mon look.

C’est quand même un des sujets qui m’intéresse le plus dans la vie (oui Jeannine, je suis quelqu’un d’on ne peut plus superficielle. Paris Hilton à côté, c’est BHL). Le fait de pouvoir me replonger dans les délices d’une garde-robe estivale, dans laquelle j’allais pouvoir piocher à loisir, sans me soucier de contraintes physiques (eu égard à quelques souffrances passées) me réjouissait à l’avance lorsque je préparai ma valise.

Enfin un été où j’allais pouvoir déambuler, la jambe légère et la bouche entrouverte (en hommage à Arielle Dombasle), à travers les rues ensoleillées et sur les plages dorées de Sardaigne.

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La dignité dans la loose

Eglise dans la vieille ville

On a roulé dans la carcasse, barboté dans la flotte et salué tous les italiens présents sur la plage parce que l’enfant avait appris à dire « ciao » et qu’il adore faire son politicien en campagne, puis il a été l’heure de rentrer.

Sur le chemin du retour, tout le monde était un peu ramolli, l’enfant avait faim de son goûter (j’avais dit: « On va pas le faire goûter dans la voiture, ça va tout pourrir les sièges. On attend d’être rentrés à la maison »). Il en avait marre, il chouinait façon porte qui grince. Moi j’avais le visage trop salé et les cheveux emmêlés. Jim avait du sable jusqu’au plus profond de son être.

Alors on a essayé d’être rapides et efficaces, on s’est engagés dans les petites rues de la grande ville, en tournant au gré des flèches qui te demandent de tourner. Et puis d’un coup, va comprendre, on s’est retrouvés dans la vieille ville.

Celle qui est piétonne.

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La Fiat Panda de la grand-mère

épave en sale état

Bref on a dû louer une voiture. A 10 bornes de la 1ère esquisse de civilisation, pas le choix, il a fallu se véhiculer comme disent les gendarmes.

Décision est donc prise de revenir sur nos principes, et de casser le PEL (15 jours de location en août, je t’explique, on aurait pu s’acheter une maison de campagne). Je demande à notre propriétaire, Antonio, comment louer une voiture dans la garrigue (pas vu des masses de loueurs dans le coin).

« Faut aller à l’aéroport », me dit-il.

Quoi mais à pied?! Ça va pas être facile, y a 15 bornes.

Qu’à cela ne tienne Etienne, me dit-il dans sa langue, je peux appeler un mec que je connais, il est à la ville, et crois-moi si tu veux, il loue aussi des voitures! Sacrée veinarde, me suis-je dit, en observant du coin de l’œil si Antonio n’était pas en train de s’offrir sa maison de campagne sur notre PEL.

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C’est pas grave, j’ai ma balancelle

se reposer dans une balancelle

Cette année, j’avais 1 critère: qu’on puisse tout faire à pied.

Et facilement, rapport à l’année dernière. Parce que l’année dernière on a tout fait à pied, mais avec quelles souffrances n’est-ce pas? Enfin j’ai retrouvé ma ligne tu me diras. Oui mais j’ai tellement douillé que je me demande si j’aurais pas préféré rester grosse …

Bref, cette année, vacances d’été: tout à pied.

J’ai dit à Jim: « Chéri, laisse-moi faire, je gère. »

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Fin de vacances

Tout va toujours bien.
Enfin on vient de réserver le taxi pour l’aéroport et d’acheter les sandwichs pour l’avion donc j’imagine que je peux prendre ca comme un signe de départ imminent.

C’est dommage, je commençais à me sentir chez moi.

Du coup j’ai dit au revoir à notre vendeuse de fruits et légumes qu’on a côtoyée matin et soir pendant 15 jours. Tellement ses produits sont bons (et peu chers: ca va faire bizarre de revenir à du dégueulasse hors de prix), tellement ces gens sont gentils, et tellement c’est un kif d’avoir ses habitudes dans un village.

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La bouée

(Bon c’était il y a 1 an. Tu n’es pas sans savoir que depuis, j’ai retrouvé un corps de rêve. Comme quoi, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir).

Le plan plage avec un bébé, c’est trop de la balle. Le voir découvrir la mer, et se familiariser au fil des jours, c’est magique.
Au départ pour le baigner, on l’enduisait de crème solaire indice 50, puis on lui enfilait un tee-shirt manches langues anti-UV, et une casquette avec des bords qui retombent. C’est tout juste si on prenait pas le parasol avec nous dans l’eau. Bon maintenant tout ça a évidemment disparu: c’est à poil et puis basta.
Il est fils de rousse certes, mais aussi fils de noir. On mise davantage sur ce 2eme versant donc.

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La prochaine fois on s’organise

On s’est vite adaptés.

Autant en Asie, il y a un côté découverte, explorations, inconfort même parfois (si si, même au beau milieu d’un paysage à couper le souffle, quand tu te douches à l’eau froide sur un sol moitié galets/moitié insectes, il y a un côté inconfort), autant en Sardaigne il y a un côté »je suis à la maison ».

D’autant qu’on a loué une maison.
Enfin une maison, je m’entends.
J’ai un peu oublié mon italien (mes humiliations quotidiennes face aux locaux dont je tente de me faire comprendre me le rappellent amèrement) mais quand même : « casa vicino al mare » ?
Bon donc moi j’avais intégré « maison sur la plage ».

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Lasciate mi cantare

Ca va Jeannine? Je t’explique: je suis en Sardaigne. J’ai bien l’intention de te raconter, t’inquiète, mais en attendant je m’en vais te conter nos aventures de l’année dernière où c’est que j’avais pas de blog mais je te parlais déjà 😊 A bien vite ma Jeannine

 

Bien arrivés!!!
Voyage presque parfait. Évidemment tout ne s’est pas passé comme prévu, et c’est à ces quelques dysfonctionnements que j’ai compris qu’on était en vacances.
Moi tant que je ne me pète pas le genou, rien n’est grave.

A peine ai-je failli vomir sur mon fils.
Bon, peut-être que ça aurait occasionné un petit rictus de contrariété de sa part. Ou de celle de Jim, qui était collé à moi à l’arrière de la voiture. Ou de la part du chauffeur de la voiture, le propriétaire de la maison qu’on a louée et qui était venu nous chercher. Continuer la lecture de Lasciate mi cantare

Lettre d’amour à Marti

sable blanc et mer turquoise

Chère Martinique,

Ca y est, nous t’avons quittée. 2 semaines sont passées, nous sommes rentrés (c’est moi ou tu la fais en vers là? Tu t’es pris pour Francis Lalanne ou quoi?! Reviens bordel).

By the way ca t’ennuie si je t’appelle Marti? C’est plus convivial.

2 semaines de vacances, de ballades, de rencontres, de découvertes en tous genres.

Marti je t’écris pour te déclarer ma flamme: je t’aime.

D’abord parce que tu es belle.

Alors je sais: ce qui compte c’est ce qu’il y a à l’intérieur, mais l’enveloppe, t’avoueras, ça compte un peu (regarde Le Havre par exemple).

T’es toute colorée. Des buissons fleuris, rose, rouge, corail, envahissent et enlacent tes maisons, toutes, même les plus spartiates. Les fleurs multicolores se répandent et s’épanouissent sur chaque centimètre de ta terre, tellement que c’en est un jardin à ciel ouvert. Les bougainvillées, les acacias carmin, les oiseaux de paradis orange vif, les hibiscus ont réjoui mon oeil et nourri ma gourmandise jusqu’à satiété.

Ton surnom « Madinina », « l’île aux fleurs », n’est pas usurpé.

Tes plages Marti… J’en ai fait quelques-unes ailleurs pourtant. Non pas que j’aie déjà parcouru le monde entier (pas encore mais ça viendra, je te le dis) mais enfin j’ai eu la chance de voir 2 ou 3 plages sympas. Et bien les tiennes sont parmi les plus belles et les plus variées qu’il m’ait été donné de voir.

L’une est sauvage, battue par les vents, ombragée par un entremêlement de cocotiers, d’amandiers et de mancenilliers. L’eau vert émeraude est agitée de vagues et propice au kite surf.

A quelques kilomètres de là, l’autre est tranquille, son eau turquoise et translucide. On y barbote en savourant sa chance.

Mais ce que j’aime par-dessus tout c’est ton accent Marti. Cet accent qui chaloupe et respire le soleil. Ton accent qui enveloppe les « r » dans un tissu madras et colore chacune des tes phrases. Je t’avoue que je ne suis pas encore totalement à l’aise avec le créole (c’est peu de le dire: je ne comprends rien) mais l’écouter ravit mes oreilles de « métro  » (« métropolitaine » Jeannine. Fais un effort).

Tes habitants chaleureux m’ont accueillie à bras ouverts (zavaient pas énormément le choix rapport au fait que je suis concubinée à l’un des leurs mais quand même, ça fait plaisir). Ils sont souriants, aiment rire et danser, recevoir et mettre à l’aise. On se sent bien avec eux.

Enfin je me suis régalée de ta cuisine, Marti: je le dis sincèrement, elle est un ravissement pour les papilles. Le crabe Matoutou, le lambis et le tinin morue sont déjà dans mon top 10. Tes jus de goyave ou de prune de Cythère, tes pommes d’eau et tes mangues aussi …

Tu es un petit paradis Marti.

Merci de m’avoir accueillie et t’inquiète, je reviens bientôt.

 

Zika tu ne m’auras pas

mer bleue turquoise et ciel bleu

Ainsi nous sommes en Martinique.

Tu veux dire là où y a Zika?

Tout juste.

Deux semaines de vacances pour essayer de choper ce truc dont on ne sait pas encore s’il est mortel (quoiqu’il y ait eu un mort le jour de notre arrivée. D’ici à y voir un signe, il n’y a qu’un pas. Que nous ne franchirons pas car nous sommes foncièrement optimistes. Complètement cons? Peut-être).

Toujours est-il qu’on est jeunes (t’en mêle pas Jeannine) et que c’est pas un petit moustique à deux balles qui va nous effrayer.

Pensais-je.

Avant d’arriver.

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