[Sardaigne-Saison 1 Ep1] Lasciate mi cantare

Bien arrivés!!!
Voyage presque parfait. Évidemment tout ne s’est pas passé comme prévu, et c’est à ces quelques dysfonctionnements que j’ai compris qu’on était en vacances.
Moi tant que je ne me pète pas le genou, rien n’est grave.

A peine ai-je failli vomir sur mon fils.
Bon, peut-être que ça aurait occasionné un petit rictus de contrariété de sa part. Ou de celle de l’Homme, qui était collé à moi à l’arrière de la voiture. Ou de la part du chauffeur de la voiture, le propriétaire de la maison qu’on a louée et qui était venu nous chercher. Continuer la lecture de [Sardaigne-Saison 1 Ep1] Lasciate mi cantare

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Lettre d’amour à Marti

sable blanc et mer turquoise

Chère Martinique,

Ca y est, nous t’avons quittée. 2 semaines sont passées, nous sommes rentrés (c’est moi ou tu la fais en vers là? Tu t’es pris pour Francis Lalanne ou quoi?! Reviens bordel).

By the way ca t’ennuie si je t’appelle Marti? C’est plus convivial.

2 semaines de vacances, de ballades, de rencontres, de découvertes en tous genres.

Marti je t’écris pour te déclarer ma flamme: je t’aime.

D’abord parce que tu es belle.

Alors je sais: ce qui compte c’est ce qu’il y a à l’intérieur, mais l’enveloppe, t’avoueras, ça compte un peu (regarde Le Havre par exemple).

T’es toute colorée. Des buissons fleuris, rose, rouge, corail, envahissent et enlacent tes maisons, toutes, même les plus spartiates. Les fleurs multicolores se répandent et s’épanouissent sur chaque centimètre de ta terre, tellement que c’en est un jardin à ciel ouvert. Les bougainvillées, les acacias carmin, les oiseaux de paradis orange vif, les hibiscus ont réjoui mon oeil et nourri ma gourmandise jusqu’à satiété.

Ton surnom « Madinina », « l’île aux fleurs », n’est pas usurpé.

Tes plages Marti… J’en ai fait quelques-unes ailleurs pourtant. Non pas que j’aie déjà parcouru le monde entier (pas encore mais ça viendra, je te le dis) mais enfin j’ai eu la chance de voir 2 ou 3 plages sympas. Et bien les tiennes sont parmi les plus belles et les plus variées qu’il m’ait été donné de voir.

L’une est sauvage, battue par les vents, ombragée par un entremêlement de cocotiers, d’amandiers et de mancenilliers. L’eau vert émeraude est agitée de vagues et propice au kite surf.

A quelques kilomètres de là, l’autre est tranquille, son eau turquoise et translucide. On y barbote en savourant sa chance.

Mais ce que j’aime par-dessus tout c’est ton accent Marti. Cet accent qui chaloupe et respire le soleil. Ton accent qui enveloppe les « r » dans un tissu madras et colore chacune des tes phrases. Je t’avoue que je ne suis pas encore totalement à l’aise avec le créole (c’est peu de le dire: je ne comprends rien) mais l’écouter ravit mes oreilles de « métro  » (« métropolitaine » Jeannine. Fais un effort).

Tes habitants chaleureux m’ont accueillie à bras ouverts (zavaient pas énormément le choix rapport au fait que je suis concubinée à l’un des leurs mais quand même, ça fait plaisir). Ils sont souriants, aiment rire et danser, recevoir et mettre à l’aise. On se sent bien avec eux.

Enfin je me suis régalée de ta cuisine, Marti: je le dis sincèrement, elle est un ravissement pour les papilles. Le crabe Matoutou, le lambis et le tinin morue sont déjà dans mon top 10. Tes jus de goyave ou de prune de Cythère, tes pommes d’eau et tes mangues aussi …

Tu es un petit paradis Marti.

Merci de m’avoir accueillie et t’inquiète, je reviens bientôt.

 

Zika tu ne m’auras pas

mer bleue turquoise et ciel bleu

Ainsi nous sommes en Martinique.

Tu veux dire là où y a Zika?

Tout juste.

Deux semaines de vacances pour essayer de choper ce truc dont on ne sait pas encore s’il est mortel (quoiqu’il y ait eu un mort le jour de notre arrivée. D’ici à y voir un signe, il n’y a qu’un pas. Que nous ne franchirons pas car nous sommes foncièrement optimistes. Complètement cons? Peut-être).

Toujours est-il qu’on est jeunes (t’en mêle pas Jeannine) et que c’est pas un petit moustique à deux balles qui va nous effrayer.

Pensais-je.

Avant d’arriver.

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[Thaïlande-Ep2] L’Everest en tongs

Hier on a fait une sortie au Parc National d’An Thong. En tongs.

Ils sont rigolos ces Thaïs parce qu’on a fait l’équivalent de l’Everest… en tongs donc, mais pour savoir qui était capable de le faire avant de partir, ils nous ont simplement demandé si on avait le vertige.

Non mon ami, je n’ai pas le vertige: quand je monte en ascenseur en haut de l’Arc de Triomphe par exemple, ça va. En revanche, escalader à mains nues une montagne de rochers escarpés et acérés comme des lames de couteaux japonais – que si tu fais un mouvement de travers, tu décroches et tu meurs – je considère que c’est pas pareil, tu vois ???

Quand je repense à cette ascension, Doux Jésus, j’en ai les genoux qui se rencontrent…

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[Thaïlande-Ep3] Bob Marley en fond sonore

On a pris le bus et on est arrivés à bon port.

A 3h du matin. Au port, bon ou pas, à 3h du matin, y a pas de bateaux qui partent. Donc on a attendu que ce soit l’heure que les bateaux partent.

Chacun a tué le temps à sa façon. Quelques-uns ont bu des bières, l’Homme a bouquiné, moi j’ai dormi sur un banc avec les moustiques.

« Dormi » étant peut-être un peu exagéré si l’on considère le temps que j’ai passé à remettre en place mon gilet, pour qu’il recouvre le bas de mon dos et que le haut isole ma nuque. J’ai dû le faire une petite centaine de fois, ce qui, au vu de mes piqûres de moustiques, s’est révélé parfaitement inutile.

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[Thaïlande-Ep1] Le dîner du siècle

Sawadee Kha ma Jeannine,

Un petit bisou avant d’embarquer pour dix heures de bus. Toujours fun dix heures de bus. Surtout qu’en général il y fait un froid polaire dans leurs bus, tellement ils sont climatisés, et comme ma crève n’est toujours pas passée (celle que je traîne depuis quinze jours: je tente un record mondial), je crache et je tousse comme un vieux papi mal élevé.  On va s’éclater.

On vient de passer deux jours et demi à Bangkok dans LE quartier des backpackers, population qui m’est chère comme tu le sais.

Tous ces babs habillés comme s’ils étudiaient à la Sorbonne, avec des dreads, des pantalons larges, des sacs informes et des sandales d’allemands…ça me laisse sans voix. Je crois que tout sens de la mode leur est étranger…

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[Philippines-Ep4] La croisière s’est amusée

La croisière était dingue.

Sonia et Daniel, nos amis Hollandais (oui, 3 jours de croisière et ils sont nos amis. Amis hollandais, c’est chic non?), bref Sonia et Daniel sont adorables et on s’est super bien entendus. Heureusement tu me diras parce que trois jours à quatre + notre skipper, Philip, sur une barque, t’as plutôt intérêt à bien t’entendre.

Parce qu’ils sont choux ici, ils disent un bateau – un « bangka » plus précisément – mais nous en France (et je dirais dans le reste du monde aussi d’ailleurs), on appelle ça une barque. Une barquette même.

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[Philippines-Ep3] Un noir et une rousse aux Philippines

Souvenirs de vacances – Eté 2011 – Episode 3


L’aventure continue.

On a failli se faire rouler comme des bleus par un homme sans scrupules en venant à Palawan (où on est en ce moment). On était hyper fiers d’avoir trouvé ce qu’on pensait être le mega bon plan: le mec nous montait au nord de l’île en van privé (avec la clim, le luxe) pour une bouchée de pain.

Tu parles: une fois parcourus les premiers kilomètres, on a compris quon s’était fait rouler (gros jeu de mots, je ne perds pas ma verve) et on lui a demandé illico de nous ramener au terminal des bus. Là on a finalement réservé un van, public, pour le lendemain, dans lequel on sest entassé à 10 (+ un mec sur le toit avec les bagages). Du coup on a passé la journée et la nuit à Puerto Princesa où on a traîné et humé lair du temps comme dirait Marie-Ange Nardi.

Puerto Princesa
Le port de la princesse

On sest fait dévisager toute laprem par les habitants qui se retournaient sur nous, j’avais l’impression davoir 3 jambes et un oeil au milieu du front tellement ils avaient l’air perturbés en nous regardant. Un noir avec une rousse, ils avaient jamais vu ça je crois. Bref on est partis le lendemain à 6h du matin, et après six heures de route (de piste plutôt) on a atteint El Nido, au nord de Palawan. Les paysages qu’on a traversés étaient magnifiques mais six heures de route à dix dans un van pour six, ça fait long je peux te dire, on était contents d’arriver. Surtout qu’à El Nido, il y a la plage, enfin!!! On est là depuis hier et jusqu’ici il a fait un temps pas terrible à cause du typhon qui est passé mais aujourdhui il a fait beau, ce qui ma permis de prendre enfin mes coups de soleil annuels.

Et surtout breaking news, ça y est, on a réservé la croisière: on part demain!!! On a fait toutes les agences du village (les mecs en mode benchmark sur une île des Philippines, n’importe quoi) et c’est comme ça que non seulement on a trouvé la croisière de nos rêves mais surtout avec qui la faire (oui, on part en croisière en amoureux, avec un autre couple. C’est pas qu’on ait envie d’essayer l’échangisme, c’est juste qu’à deux, c’est trop cher, pour eux comme pour nous. Mais ils ont l’air hyper sympas. Ils sont Hollandais, c’est bien non?!).

Bon, on verra bien, je suis sûre que ça va être dingue.

A plus dans le bateau

 

[Philippine-Ep2] La panne de bus

Pekin express continue.

On partait de Batad pour redescendre vers Cebu, notre prochaine destination. Nuit en bus comme à l’aller.

Tu vois pas qu’on a été réveillés par le conducteur qui criait à l’attention des passagers…

C’était dans sa langue natale (sont peu de conducteurs de bus à parler français aux Philippines, c’est pas pratique, pratique) : on était tombés en panne en plein milieu de la nuit et des montagnes parce que le bus il avait trop fait chauffer ses pneus.

Le bordel...

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[Philippines-Ep1] Le trek dans les rizières

Je n’ai qu’une chose à dire: on rentre de deux jours de trek dans les montagnes.

De trek aux Philippines!!!!

C‘était pas prévu, ça s’est fait comme ça, au pied levé. Physiquement je pense être allée au bout de moi-même. D’ailleurs depuis, je marche en canard.

Enfin ça valait le coup: on vient de passer deux jours dans les rizières en terrasse de Banaue et Batad, 2 villages perdus dans les montagnes de l’île de Luzon, au nord de Manille.

Roots à mort.
Je me suis dit: vas-y ma grande fille, ne recule pas devant ce manque cruel de luxe. Sois forte.

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