Euro 2016: courage mes soeurs!!!

cheerleader

Oui mes soeurs, je m’adresse à vous : en cette veille de Coupe d’Europe de foot, soyons fortes, soyons dignes et serrons-nous les coudes.

Il serait facile, mes soeurs, de nous retrancher, pendant 1 mois, dans un spa de rêve.

Mais nous ne le ferons pas.

D’abord parce que nous n’en n’avons pas les moyens. Ca joue un peu.

Mais surtout parce que nous ne sommes pas femmes à nous laisser impressionner par 11 ploucs en short, à la coupe improbable et au vocabulaire primitif.

Continuer la lecture de Euro 2016: courage mes soeurs!!!

Publicités

L’Everest en tongs

Jeannine je t’explique, ce sont mes souvenirs de voyage. Ils sont cocasses.

Car nous avons vécu des aventures toutes plus rocambolesques les unes que les autres (t’as vu comment je prends bien la vie?) qui ont forgé la femme intrépide et soyeuse que je suis devenue.

A l’époque il n’y avait pas d’enfant, nous voyagions en amoureux et je voulais lui montrer que j’étais autre chose qu’une bourgeoise aux cheveux longs

Avant ce récit il y a eu ça et ça.


Hier on a fait une sortie au Parc National d’An Thong. En tongs.

Ils sont rigolos ces thaïs parce qu’on a fait l’équivalent de l’Everest… en tongs donc, mais pour savoir qui était capable de le faire avant de partir, ils nous ont simplement demandé si on avait le vertige.

Non mon ami, je n’ai pas le vertige: quand je monte en ascenseur en haut de l’Arc de Triomphe par exemple, ça va. En revanche, escalader à mains nues une montagne de rochers escarpés et acérés comme des lames de couteaux japonais – que si tu fais un mouvement de travers, tu décroches et tu meurs – je considère que c’est pas pareil tu vois ???

Quand je repense à cette ascension, Doux Jésus, j’en ai les genoux qui se rencontrent…

Continuer la lecture de L’Everest en tongs

Bonne fête à moi-même

femme qui profite de la vie

Ce matin j’ai fait une grasse matinée. Lorsque j’ai émergé de mon sommeil réparateur, j’ai entendu les oiseaux gazouiller joyeusement et senti quelques rayons de soleil me caresser le visage, que j’avais détendu (et pas zébré de l’oreiller et ridé de la vieillesse).

Je me suis levée: mon enfant dormait encore (il fait souvent des grasses matinées) alors j’ai pris le temps de me faire un copieux petit-déjeuner comme dans les magazines avec des trucs aux noms chelous qu’on paie l’équivalent d’une livre de caviar genre graines de chia et protéines de cacao. Je fais très attention à ma santé.

Je me suis fait couler un café, sans crainte que ça ne réveille l’enfant car notre appartement est grand. Le temps s’étirait lentement et je sirotais mon breuvage fumant en feuilletant distraitement mon ELLE.

Continuer la lecture de Bonne fête à moi-même

Je suis une artiste

Jeannine je t’explique, ce sont mes souvenirs de voyage. Ils sont cocasses.

Car nous avons vécu des aventures toutes plus rocambolesques les unes que les autres (t’as vu comment je prends bien la vie?) qui ont forgé la femme intrépide et soyeuse que je suis devenue.

A l’époque il n’y avait pas d’enfant, nous voyagions en amoureux et je voulais lui montrer que j’étais autre chose qu’une bourgeoise aux cheveux longs

Avant ce récit il y a eu ça.


On a pris le bus et on est arrivés à bon port.

A 3h du matin.

Au port, bon ou pas, à 3h du matin, y a pas de bateaux qui partent.

Donc on a attendu que ce soit l’heure que les bateaux partent.

Chacun a tué le temps à sa façon. Quelques-uns ont bu des bières, Jim a bouquiné, moi j’ai dormi sur un banc avec les moustiques.

« Dormi » étant peut-être un peu exagéré si l’on considère le temps que j’ai passé à remettre en place mon gilet, pour qu’il recouvre le bas de mon dos et que le haut isole ma nuque. J’ai dû le faire une petite centaine de fois, ce qui, au vu de mes piqûres de moustiques, s’est révélé parfaitement inutile.

Continuer la lecture de Je suis une artiste

La dame du métro

Madame je ne vous connais pas.

Vous conduisez certains trains de la ligne 13 du métro parisien, autour de 8 heures le matin.

La ligne 13, pour ceux qui ne connaissent pas,  c’est un peu l’image qu’on se fait de l’enfer. La chaleur, la promiscuité, l’odeur rance. Les pannes, les retards, et les gens énervés.

C’est une punition.

Je ne dirais même pas qu’on ne devrait pas payer pour la prendre: on devrait être dédommagés.

Bref, Madame, quand il m’arrive de tomber sur un train que vous conduisez, sachez que je remercie le hasard.

Parce que vous illuminez mon trajet.

Je ne sais pas quelle tête vous avez, Madame. Je ne saurais pas vous donner un âge.

Je ne sais pas si vous êtes aussi chouette dans la vie que dans le métro mais je voudrais vous dire que votre gentillesse, votre bienveillance, votre enthousiasme certains matins sont des gouttes d’eau fraîche (et qui sent bon) dans la torture de cette ligne pourrie.

Continuer la lecture de La dame du métro

Maman travaille

L’autre jour au parc, une maman me raconte qu’aux dernières vacances d’été, sa fille a passé 3 semaines à réclamer qu’on lui tienne les bras pour marcher et qu’elle, la mère, a fini le dos en miettes et mega impatiente de reprendre le boulot.

Moi je souris parce que je suis polie, et que techniquement je comprends le concept de l' »impatience de reprendre le boulot », mais en vrai, je ne l’ai jamais ressentie, cette impatience.

Pourtant j’adore mon boulot. Je t’en parlerai plus tard, il est dingo.

Mais je n’ai jamais ressenti de soulagement à laisser mon fils. A qui que ce soit. Pas à la nounou, pas à ma mère, à personne.

Je le fais, attention, je ne suis pas une psychopathe, mais je ne le fais pas avec soulagement.

Parfois même, il m’arrive de laisser échapper quelques larmes quand je dois le laisser 24 heures (pas plus tard qu’avant-hier).

Tu peux te moquer Jeannine, mais c’est moche de se moquer, donc réfléchis bien.

Au début je pensais que c’était dû au fait que je n’étais pas habituée, et qu’il était tout petit. Et puis non. Je ne me suis toujours pas habituée.

Alors qu’il a 18 ans. Non je déconne, il a 15 mois.

Mais quand même, je sais que c’est un peu bizarre.

Continuer la lecture de Maman travaille