Confinée avec un nouveau-né

Ours en peluche et nouveau-né

 

Salut Jeannine, ça confine ?

Moi aussi, à mort. Je confine même depuis un mois et demi déjà. Oui j’ai adopté la tendance un peu avant vous tous, à la naissance de Cacahouète. Ca fait un mois et demi que je ne suis pas sortie de chez moi ou quasi. Donc tu vois, le confinement je maîtrise.

En vérité je ne confine pas, je confis. Comme un gigot de dix heures. Je cuis dans mon jus depuis un mois et demi.

C’est pour ça, je ris doucement quand je lis, j’entends ou je vois les témoignages de gens geignant à l’idée de rester confinés 45 jours. Les gars, c’est pas la mort!! Franchement ça se fait, pour peu que les conditions de logement soient décentes, ça se fait tranquille. Surtout si vous ne venez pas d’accoucher.

Parce que, soyons justes : rester enfermé chez soi avec un nouveau né, il est là le challenge !!

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Prends ton temps, je tiens le coup

Souffrance de courir le marathon

Dites-moi : quelqu’un parmi vous aurait-il des recommandations en terme d’études supérieures? Quelle fac? Quelle filière? Je pense que mon fils cadet, qui est à l’intérieur de mon ventre depuis 18 ans maintenant, a une appétence pour les arts, mais bon, comme on ne s’est jamais parlé directement, je n’en suis pas certaine et puis on sait tous que l’art, niveau débouché, ça craint. Donc je suis un peu circonspecte…

Oh ça va, je déconne.

Ma Cacahouète, on n’a pas encore vraiment fait connaissance mais sache que je ne suis pas fâchée que tu sois dans mon ventre depuis l’invention de l’imprimerie. Un peu déroutée mais pas fâchée.

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Ah… Les hormones

femme enceinte qui a mal aux lombaires

On ne va pas se mentir Jeannine: autant les derniers mois de grossesse avec Haricot à l’intérieur étaient une promenade de santé, autant ceux de Cacahouète ont des allures de marathon de New-York pour une meuf qui ressent habituellement un point de côté au bout de cent mètres: moi. Il faut se rendre à l’évidence : je suis hors service, bonne à jeter à la poubelle des déchets non recyclables.

Pourtant j’ai pris soin de mon corps, tu me connais. J’ai continué le sport (et cette fumeuse barre au sol) jusqu’à 7 mois, j’ai mangé des épinards en parallèle des chokobons, j’ai mis de l’huile matin et soir pour hydrater mon épiderme et éviter les vergetures toutes moches.

Bref je me suis donnée.

Et ça a payé d’ailleurs. Jusqu’au 8ème mois, j’étais tout-à-fait regardable, voire tonique et alerte. Le ventre poussait, mais je pouvais continuer ma vie telle une Rachida Dati très au-dessus des contingences bassement physiques. J’avais des trucs à faire, je les faisais. Tu vois le concept? Une grossesse sans effets secondaires. On adore. Un enfant qui pousse à l’intérieur avec les organes qui s’organisent pour lui faire de la place mais sans que tu en sois impactée. J’avais bien un peu mal aux jambes de temps en temps, pour dire, mais pas de quoi fouetter un chat.

Je menais ma vie, pépère, je continuais à travailler en me disant qu’une fois arrêtée, j’aurais tout loisir d’organiser la naissance.

Le problème, c’est qu’une fois arrêtée, un tournant s’est effectué. Et que cette période m’a été fatale : je suis passée directement de sauterelle à hippopotame.

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